Avec des levées de fonds culminant à 370 M€ via 74 opérations, l’année 2018 a été prolifique pour les fintechs. Et les bonnes nouvelles ne s’arrêtent pas là : le ticket d’entrée moyen est de 5 M€ par opération. Entre projets matures financés à plus de 20 M€ et nouveaux projets qui lèvent jusqu’à 3 M€, la fintech profite de l’engouement général pour révolutionner le crédit, l’épargne, la cryptomonnaie et la devise. Les plus anciennes structures surfent sur la vague de Revolut (250 M$) ou N26 (160 M$) pour proposer leurs offres au monde entier. Les plus jeunes construisent leurs services et nouent des partenariats. Tour de table des startups et des investisseurs les plus actifs en 2018.

Qui séduit le plus ?

Le cabinet KPMG s’est penché sur les opérations enregistrées en 2018 pour sortir une étude, « Pulse of Fintech ». Dans ce rapport, 9 métiers de la fintech coexistent. Nous les avons organisés par pourcentage des investissements globaux, du plus populaire au moins populaire :

  • Les services de paiement — 23 %
  • La blockchain — 19 %
  • Les assurtech — 12 %
  • Les services de financement — 12 %
  • Les services bancaires et néobanques — 9 %
  • Les services d’investissement — 7 %
  • Les services aux acteurs financiers — 7 %
  • Les regtech — 6 %
  • Le middle et back office — 4 %

Quels sont ceux qui intéressent massivement ? Les métiers les plus anciens continuent d’attirer et de rassurer les investisseurs : le paiement et le financement. Sans surprise donc, le podium est occupé par les solutions de paiement en première place.

Fait inédit, la blockchain affiche un développement exponentiel avec une médaille d’argent.

La troisième position est occupée à égalité entre l’assurtech et les services de financement.

 

Nouveaux sur le marché, les métiers de la regtech comme Universign (12 M€) prennent de l’ampleur et savent proposer des services intéressants pour les investisseurs et les consommateurs.

En termes de startups, les 3 grandes gagnantes de l’année sont Ledger, October et Alan. Spécialisée dans la sécurisation des flux, Ledger a misé sur la blockchain et raflé 61 M€ d’investissements sur l’année. October s’octroie la seconde place en réalisant une levée de 32 M€ pour développer sa plateforme de crowlending à destination des PME et TPE. En troisième place, Alan incarne l’assurance dématérialisée. L’entreprise va se développer grâce à ses 23 M€ récoltés.

 

Des VC/PE dynamiques au côté d’institutions financières engagées

Parmi les 27 Ventures Capital et Private Equities en lice, deux sortent du lot. Avec pas moins de 23 prises de participation, Kima Ventures parie sur la nouvelle génération. Ledger, payfit, spendesk, younited credit… La société de capital risque est sur tous les fronts !

Sa petite sœur n’est autre que Partech Ventures qui a suivi 13 jeunes pousses. Elle compte dans son écurie alan, october ou kantox.

Du côté des institutions financières, le Crédit Mutuel/Arkéa remporte la palme de du soutien avec 13 startups. La BPCE suit le mouvement en accompagnant 11 startups et 10 organisations sont épaulées par la BNPP.

 

Dans ce bel engouement français, il ne faut pas oublier que le contexte international représente un élément très porteur. La situation mondiale porte l’exaltation nationale et favorise la croissance des jeunes surdoués de la finance. La mondialisation écarte les freins et les peurs pour permettre aux startups de grandir. De l’autre côté, les jeunes entreprises se voient pousser des ailes grâce à leurs investisseurs qui les aide à conquérir d’autres territoires.

Cette année promet également de belles réussites… OakNorth a ouvert la partie en février et FinKey n’est pas en reste. 2019, l’année de la fintech ? C’est tout ce que l’on nous souhaite !