Quand et comment réaliser une levée de fonds ? Réalisez simplement votre levée de fonds : FinKey balaye pour vous les préjugés et vous guide pour franchir les barrières. Dépassez vos concurrents ! Finkey vous donne les clés pour faire partie des plus belles levées de fond pour le financement de vos projets d'entreprise.

Levée de fonds : comment la réaliser ?

La levée de fonds est une opération financière qui consiste à ouvrir son capital social à des investisseurs publics ou privés. La levée de fonds est un type de financement dilutif, cela signifie que cette opération vous oblige à partager le capital de votre entreprise Par extension, le partage de votre capital implique la modification de la gouvernance d’entreprise et donc modifie votre pouvoir de décision. 

La levée de fonds n’est pas réservée uniquement aux start-ups spécialisées dans la Tech. Celle-ci est ouverte à tout type d’entreprise : start-up, TPE, PME, ETI, grande entreprise. Ce qui prime dans une opération de levée de fonds, c’est le potentiel de développement de l’entreprise qu’elle soit high tech ou low tech. En effet, les investisseurs sont captivés par la valeur future de la société dans l’optique de réaliser une plus-value au moment de la revente des titres ou par le versement de dividendes.

  

Quelles sont les étapes clés pour réaliser votre levée de fonds ?

Pour qu’elle se déroule dans les meilleures conditions, la levée de fonds ne se fait pas au doigt mouillé ! Voici les 10 étapes majeures d’une opération financière d’ouverture du capital pour savoir à quoi s’attendre et comment se préparer au mieux.

1. Formaliser sa stratégie & le storytelling

La première étape consiste à formaliser sa stratégie. Pas de quête sans une bonne préparation ! Vous construisez votre storytelling qui inclut un Business Plan, une stratégie et un prévisionnel financier à horizon 5 ou 7 ans. Mais ce n’est pas tout ! Il faut également produire votre executive summary (la présentation du projet en 1 page), le pitch deck (votre présentation Powerpoint plutôt utilisé par les start up). Idéalement, formalisez ou faites réaliser par une banque d’affaires un modèle de présentation de votre business. Lorsque cette documentation financière est terminée, vous avez une vision bien plus claire sur votre orientation et un discours convaincant. Pour cela, faites-vous donc aider par un conseiller compétent qui vous accompagnera du début du process de recherche de financement jusqu’à l’obtention des fonds.

2. Choisir le bon fonds d’investissement & clarifier le besoin en financement

En parallèle de la rédaction des éléments financiers, il vous faut identifier les investisseurs ou fonds d’investissement les plus qualifiés pour vous accompagner dans votre levée de fonds. À quoi ressemble l’investisseur idéal ? Il est capable de vous apporter le bon montant, connait bien votre secteur d’activité et évolue potentiellement sur votre territoire. Le ciblage de vos investisseurs vous pousse aussi à clarifier votre besoin de financement, ce qui n’est que positif.

3. La management présentation

Après cette phase d’identification, c’est le moment de la prise de contact ! Cette phase essentielle peut être particulièrement complexe si vous n’avez pas le réseau d’affaires adéquat. En effet, les fonds d’investissement sont particulièrement sollicités et travaillent en majorité avec des intermédiaires financiers (banque d’affaires, cabinet M&A, leveur de fonds). Une fois la prise de contact et le rdv organisé, vous aurez entre 1 à 2 h pour convaincre le fonds d’investissement du potentiel de votre PME et surtout lui donner envie de rejoindre votre entreprise. La réciproque est est également vraie, vous devrez être séduit par les arguments de l’investisseur. Votre association en capital va durer plusieurs années, il est donc essentiel de se sentir en confiance avec votre interlocuteur.

4. L’accord de confidentialité (non disclosure agreement)

Avant de vous associer avec une structure particulière, il faut penser à la négociation. Pour qu’elle se passe dans les conditions optimales, signez un non disclosure agreement (ou contrat de confidentialité) qui vous permet de bloquer les oreilles qui trainent. Le contrat est essentiel puisque vous allez désormais parler d’actions, d’euros et de valeurs. Cependant, il est de moins en moins accepté par les fonds d’investissement qui par principe déontologique sont déjà engagés à un respect « total » de la confidentialité des opérations.

5. La lettre d’intention ou lettre d’interêt (LOI)

Le ou les fonds d’investissement vont marquer leur intérêt dans votre opération de levée de fonds et votre entreprise via une LOI (pour Letter of interest ou Lettre d’Intention) qui parle aussi bien de montage financier, de valorisation de l’entreprise et des atouts de l’investisseur que de conditions suspensives pour que l’opération réussisse. Dans les conditions suspensives, on retrouve généralement la demande d’un audit, le bouclage du plan de financement, l’accord du comité d’investissement ou une demande d’exclusivité. Vous avez donc la liberté d’accepter tout ou partie de la proposition. Bien sûr, rien ne vous empêche de négocier.

6. La phase d’audit (Due diligence)

Lorsque les termes de la lettre d’intention vous conviennent, vous allez devoir montrer « patte blanche » : c’est la phase d’audit. En effet, les fonds d’investissement ont besoin de s’assurer que la société ne porte de risque trop important. Ils font intervenir des auditeurs spécialisés en transaction de fusion acquisition (le TS pour Transaction Services) qui  procédent à la due diligence de votre PME. C’est une fouille approfondie de nombreux aspects de l’entreprise : juridique, comptable, financier, social… 

C’est également le moment de mener une analyse stratégique approfondie de votre projet et votre secteur. Time-to-market, potentiel du marché, complémentarité de l’équipe, faisabilité technique, projections financières… Tout est passé au crible. Un conseil : restez disponible, donnez de nouvelles pièces quand elles arrivent et bétonnez votre juridique. S’en suit le débriefing qui couvre les points d’amélioration et les points de risque pour votre investisseur.

7. La lettre ferme d’engagement de financement de projet

Si la due diligence donne satisfaction, le ou les fonds d’investissement vous fournissent une LOF (pour Lettre Ferme). Cette lettre signe fermement leur intention de financer le développement de votre PME selon les conditions établies au préalable. 

8. Les négociations juridiques

Vous avez désormais un term sheet, soit un avant-projet de votre pacte d’associés. Une fois les accords juridiques réalisés, vous rédigez à quatre mains (voire bien plus), le pacte d’associés qui définit le rôle, les possibilités et les interdits de chaque associé. Pendant cette étape, faites-vous accompagner d’un avocat d’affaires spécialisé.

Les parties prenantes ayant tout validé, elles actent l’augmentation de capital via un compte en banque spécial. L’investisseur vous envoie les fonds et vous actez du mouvement après avoir rédigé et signé le PV de l’Assemblée Générale Extraordinaire.

Ce PV est envoyé au greffe du tribunal qui délivre le nouveau K-Bis incluant le nouveau montant du capital social. Après réception de ces papiers par la banque, votre conseiller débloque les fonds et vous recevez votre financement. Vos investisseurs entrent juridiquement dans votre capital.

Afin que l’opération se passe au mieux, prenez soin de bien préparer vos documents et faites-vous conseiller par différents experts aux étapes clés du processus.

Vers qui se tourner pour réaliser une levée de fonds ?

Les fonds publics

Les fonds publics sont principalement rassemblés sous la bannière de Bpifrance. Certains sont également accessibles en régions lorsque les territoires veulent dynamiser leur activité. Les fonds d’investissement publics ne cherchant pas (ou moins) la rentabilité forte et rapide, ils conviennent très bien aux entreprises qui dégagent un faible chiffre d’affaires. Ils sont connus pour le co-investissement, c’est-à-dire qu’ils doublent le montant de votre levée originelle. On pense notamment aux Fonds Nationaux d’Amorçage (FNA). 

Les fonds privés

Les fonds privés rassemblent l’immense majorité des fonds d’investissement. Nationaux ou internationaux, ce sont eux qui irriguent le plus d’entreprises sur le territoire. On pense à Serena Capital, Seventure, Isai, Siparex ou encore Raise.

Les Corporates Ventures

Les Corporates Ventures sont des fonds d’investissement rattachés à des entreprises (financières ou non). Ces fonds corporate sont surtout montés par secteur d’activité afin d’étoffer l’offre de la maison mère. En France, il existe des fonds tels que Orange Digital Venture, MAIF Avenir, Axa Strategic Ventures. 

Les Private Equity

Le Private Equity s’adresse à des PME, ETI ou entreprises moyennes qui sont matures et affichent une croissance régulière. Les Private Equity prennent souvent le contrôle de l’entreprise et sortent au bout de 6 à 10 ans. 

Les Venture Capital

Le Venture Capital cherche plus des start-ups et entreprises en pleine croissance dans des secteurs tout aussi croissants. Il prend une part minoritaire de l’entreprise et sort en général après 4 ans. 

Les Business Angels

Ce nouvel investisseur, mi-philanthrope, mi-financier, aide les entreprises aussi bien à renforcer leurs fonds propres qu’à se développer humainement. Le Business Angels est une personne physique qui souhaite aider les jeunes entreprises à bâtir leur projet. Il se tourne vers les très jeunes structures puisque c’est là qu’il a le plus de valeur ajoutée. Les Business Angels se rassemblent en réseaux comme France Angels ou Paris Business Angels. 

Faire appel à un Business Angel présente plusieurs atouts : au-delà des fonds, vous bénéficiez d’une expérience, d’une expertise et d’un réseau qu’il était difficile d’acquérir par vous-même. Vous rencontrez des personnes dynamiques et bien implantées dans votre secteur. Grâce à votre relation de proximité, vous gagnez vite en maturité et peaufinez votre projet plus rapidement.

Les Business Angels les plus dynamiques

  1. Fabrice Grinda qui a investi 43 M€ dans 125 start-ups ;
  2. Pierre-Edouard Stérin qui a investi 40 M€ dans 12 start-ups ;
  3. Xavier Niel qui a investi 25 M€ dans plus de 120 start-ups ;
  4. Michaël Benabou qui a investi 8,5 M€ dans 25 start-ups ;
  5. Dominique Romano qui a investi 5 M€ dans 19 start-ups ;
  6. Michel de Guilhermier qui a investi 5 M€ dans 18 start-ups ;
  7. Jean-Paul Guisset qui a investi 4,9 M€ dans 8 start-ups ;
  8. Marc Menasé qui a investi 4 M€ dans 16 start-ups ;
  9. Christophe Courtin qui a investi 3,7 M€ dans 18 start-ups ;
  10. Patrice Thiry qui a investi 3 M€ dans 16 start-ups.

Le crowdfunding 

Le crowdfunding, ou financement participatif, consiste à récolter des fonds auprès d’une assemblée de donneurs, financeurs ou investisseurs. Il existe plusieurs types de crowdfunding : le crowdlending (via un prêt), l’equity (une ouverture de capital très modérée), les royalties (fonds en échange de royalties sur le chiffre d’affaires) et le don (avec ou sans contrepartie). 

Le crowdfunding peut être un tremplin vers l’obtention de prêt, de subventions ou de plus de fonds. Dans certains cas, il est suffisant pour financer l’ensemble du projet. Ce système se distingue de la Love Money puisqu’il ne s’adresse pas uniquement à l’entourage direct de l’entreprise, mais à toutes les personnes physiques qui veulent pousser les entreprises. 

Dans le cadre d’equity, nous ne pouvons que vous conseiller de vous adresser à des plateformes labellisées CIP (Conseiller en Investissement Participatif).

Les plateformes de crowdfunding qui ont fait leurs preuves :

Découvrez le top des plateformes de crowdfunding pour votre recherche de financement :

  • WiSeed pour l’equity crowdfunding. Vous pouvez lever entre 100 k€ et 1 M€ ;
  • October pour le prêt aux entreprises de 200 k€ en moyenne ;
  • Lendopolis pour le prêt dans les énergies renouvelables ou l’immobilier ;
  • Immocratie pour l’investissement dans l’immobilier.

Le fonds d’amorçage

Le fonds d’amorçage est le premier fonds d’investissement que l’on reconnaît comme tel dans la recherche de financement d’une entreprise. Il incarne la structure qui finance le démarrage de l’activité de l’entreprise. Il l’aide à combler ses premiers besoins, à payer ses études de faisabilité ou des prestations financières. 

Les fonds d’amorçage sont généralement privés, publics ou semi-publics. Des banques, des assurances ou l’État peuvent vous aider à vous lancer.

Du côté des investisseurs privés, on remarque la présence nouvelle des incubateurs sur la scène du fonds d’amorçage. Étonnant ? Pas tant que ça. Les incubateurs étant déjà incontournables en création d’entreprise, il est plutôt logique que leur accompagnement s’étende au financement. Bien que le phénomène soit loin d’être étendu, il existe chez makesense avec son fonds Seed 1, LE HUB612 – Hub d’accompagnement de startups tech et  50 partners qui mettent à disposition des entrepreneurs un accélérateur de start-up. 

La forme la plus surprenante provient du secteur des études supérieures. Plusieurs organismes de formation comme Paris Dauphine ou Telecom Paris proposent la formule incubateur+fonds d’amorçage. Alumnis, mettez-vous en relation avec votre réseau d’anciens ! 

Les fonds d’amorçage les plus dynamiques

Découvrez ci-dessous le top des fonds seed ou early stage en France :

  • Side Capital: Le fonds d’investissement est très actif en phase d’amorçage. Ses tickets sont compris entre 300 000 € et 600 000 € ;
  • 50 Partners soutient aussi bien les entreprises matures que les jeunes sociétés en phase d’amorçage ;
  • Le Fonds National d’Amorçage et ses 600 millions d’euros qui assurent la dotation de 20 à 30 fonds spécialisés ;
  • Axa Seed Factory et ses 10 millions d’euros, ce qui place le fonds entre le Business Angels et le fonds de capital-risque ;
  • Partech Entrepreneur est le fonds le plus important de cette catégorie. Il intervient surtout dans l’univers des high-tech et du web. Il est doté de 60 millions d’euros.
  • Orange Digital Venture possède une enveloppe de 20 millions d’euros ;
  • Innovacom, le fonds le plus ancien de cette liste. Créé en 1988, l’organisme a déjà investi plus d’un milliard d’euros dans des centaines de start-up ;
  • Axeleo Capital vise le ticket entre 200 k€ et 3 M€ ;
  • Xange gère un portefeuille de 55 startups et 450 M€.

Le fonds de capital-risque

Sûrement le plus connu, le fonds de capital-risque est un fonds qui finance les jeunes entreprises dans leurs phases de projet et de commercialisation. 

Le fonds de capital-risque se nomme ainsi puisque ses investissements représentent un risque au vu des faibles ou inexistantes performances de ses poulains. Il parie sur leur capacité de développement et sur leur idée à commercialiser. 

Le financement se fait via une participation au capital. Le ticket varie entre 10 M€ et 10 Mds€. 

Les fonds de capital-risque les plus actifs :

Découvrez le top 4 des fonds de capital-risque en France :

  • Isai, qui a notamment financé Blablacar, investi des tickets compris entre 200 k€ et 3 M€ ;
  • Partech Ventures participe dans une fourchette comprise entre 200 k€ et 45 M€ ;
  • Kima Ventures finance à hauteur de 150 k€ en moyenne ;
  • Idinvest Partners finance aussi bien lors du Seed que de la Série C+.

Le fonds de capital-innovation

Le capital-innovation correspond au financement d’entreprises innovantes sur le territoire. Il s’exprime en phase d’amorçage, de création et post-création.

Dans la phase d’amorçage, le fonds de capital-innovation va l’aider à financer la recherche et le développement du concept initial.

En phase de création, le fonds sert à faire démarrer commercialement et industriellement l’entreprise.

Post-création, le fonds accompagne la croissance afin d’atteindre son seuil de rentabilité.

Le top des fonds de capital-innovation actifs en France :

  • Entrepreneur Venture s’implante dans plus de 150 entreprises via des tickets compris entre 1 M€ et 7 M€ ;
  • Go Capital a une particularité : les entreprises financées sont dans le Grand Ouest français ;
  • 360 Capital Partners qui investit entre 200 k€ et 5 M€.

Le fonds de développement

Le fonds de capital développement ne s’adresse qu’à des entreprises matures ( PME et ETI). Il finance les projets d’innovation, de croissance externe ou de développement à l’international. Les PME ont donc tout intérêt à tenter l’aventure ! Les objectifs de rentabilité sont plus à long terme et les risques, moins élevés. 

Les fonds de développement les plus actifs

Découvrez les fonds de capital développement qui se distinguent :

  • BNP Paribas développement a investi 226 M€ en 2018 ;
  • Omnes Capital gère 3,6 milliards d’actifs ;
  • CapHorn Invest concentre ses sommes entre 500 k€ et 2 M€ ;
  • Ring Capital accompagne surtout les entreprises dans leur conquête de l’international avec des tickets compris entre 5 et 15 M€.

Le fonds de transmission

Le fonds de transmission intervient au moment d’un rachat d’entreprise ou d’une cession. L’entreprise acquéreuse peut passer par un montage à effet de levier appelé montage LBO (pour Leverage Buy Out). Ce montage inclut la création d’une holding d’acquisition qui achètera l’entreprise cible. 

Le financement de cette holding, et donc du rachat, peut alors passer par l’intervention au capital de fonds de transmission qui viennent compléter la dette d’acquisition. Pour tout savoir sur le LBO, parcourez notre article dédié.

Les fonds de transmission sur le devant de la scène

Découvrez le top des fonds de transmission qui sont les plus énergiques en France :

  • Argos Wityu avec un ticket moyen de 30 M€ en 2018 via 4 investissements ;
  • Keensight Capital investit des tickets entre 20 M€ et 200 M€ ;
  • Latour Capital s’engage notamment auprès de Primonial et Plastic Omnium ;
  • Montefiore Investment fait partie des 10 premiers fonds de Private Equity au monde ;
  • Andera Partners possède un portefeuille de 2,3 Mds€
  • Ardian possède 80 millions d’actifs et fait partie du top 10 mondial des Private Equity ;
  • MBO Partenaires alloue des montants de 5 M€ à 25 M€ ;
  • Naxicap Partners a investi en 2018 450 M€ pour 4 entreprises. 

Le fonds de placement dans l’IPO (Initial Public Offering)

L’introduction en Bourse d’une entreprise engendre une augmentation de capital suite à l’entrée de nouveaux fonds. Les entreprises qui ouvrent leur capital aux investisseurs sont face à des fonds de placement. Il existe trois types de fonds : les fonds actions, les fonds obligations et les fonds monétaires. 

Les fonds actions

Le fonds actions investi via des actions sur les sociétés cotées en Bourse. Il vise soit la plus-value (valeur de l’action qui augmente), soit la distribution des profits via des dividendes. Le portefeuille moyen d’un fonds de placement en actions est de 50 à 150 actions.

Les fonds obligataires

Le fonds obligataire investi sur des obligations (ou titre de créance). L’objectif est de récupérer son prêt et les intérêts liés à l’emprunt. Le fonds obligataire offre généralement un rendement assez régulier. 

Les fonds monétaire

Le fonds monétaire se tourne vers des valeurs à très court terme et dans des instruments du marché monétaire. Les rendements sont proches des comptes épargnes et représentent un risque minime. 

L’ensemble des fonds de placement sont gérés par des sociétés de gestion. 

Ce sont également dans cette catégorie que sont classés les fonds spéculatifs (ou hedge funds en VO). Leur stratégie ? Effectuer plusieurs placements pour rapporter de gros profit grâce aux plus-values sur le court terme. 

Les performances des fonds de placement (Sicav, OPCVM, FCP) sont trop volatiles pour vous donner un classement pérenne des placements les plus sûrs. 

Le fonds dans l’ICO (Initial Coin Offering)

L’ICO est l’équivalent de l’IPO dans le monde des cryptomonnaies. Qui a dit que nous ne pouvions pas réaliser de levée de fonds en cryptomonnaie ? Les tokens (les actifs numériques) de l’entreprise sont échangés contre une cryptomonnaie (ether ou bitcoin par exemple). Aujourd’hui, la plupart des investisseurs sont des fonds d’investissement « classiques » qui investissent aussi en euros. Le droit français limitant beaucoup, peu de fonds d’investissement sortent du lot sur le territoire, contrairement aux États-Unis.

Les fonds de Bpifrance

Que vous la sachiez, la banque publique d’investissement Bpifrance gère de nombreux fonds directs et indirects. 

Rien qu’en 2018, Bpifrance a mobilisé 2 Md€ de fonds propres pour aider 247 entreprises. La répartition donne une bonne idée des orientations internes et possibilités offertes pour les entreprises en recherche de financement. Elle se constitue comme telle :

  • 328 M€ investis en capital innovation direct dans 104 entreprises ;
  • 732 M€ investis dans 143 PME, ETI et Grandes Entreprises ;
  • 962 M€ souscrits via les investissements en véhicules de fonds de fonds.

Afin de mieux comprendre les activités et soutiens de Bpifrance, divisons ses fonds en deux : les fonds directs et les fonds partenaires. 

Les fonds directs

La logique est la suivante : Bpifrance gère plusieurs fonds d’investissement qui financent en fonds propres ou quasi fonds propres dans des PME, des ETI et des start-ups françaises. Sauf exception, Bpifrance participe en minoritaire. 

Le fonds intervient selon trois axes :

L’innovation, le co-investissement partenaire des fonds de capital investissement et les secteurs nécessitant une approche particulière. 

Bpifrance rejoint les fonds de capital développement et de capital transmission dans votre levée de fonds dépendamment de votre secteur d’activité (9 en lice), votre taille (ETI, Grande Entreprise, PME), votre localisation et votre internationalisation (via les fonds souverains ou le build-up). 

Bpifrance s’aligne sur les fonds de capital-innovation si vous évoluez dans certains secteurs ou selon votre implantation. 

Enfin, Bpifrance finance des projets transverses dans le milieu de l’industrie. Une idée à creuser !

PME, ETI, Bpifrance est tout aussi intéressant pour vous que pour les jeunes entreprises, profitez-en !

Les fonds partenaires

Ils regroupent 380 structures dont 108 fonds régionaux. Par ce biais, Bpifrance prend des participations minoritaires dans les fonds de capital investissement. La décision de financement appartient au fonds partenaire. 

Comment sélectionner le bon fonds d’investissement pour sa levée de fonds ?

Le choix de son futur fonds d’investissement se fait en fonction de très nombreux paramètres :

  • Votre niveau de maturité : Selon votre état d’avancement, vous vous tournerez plus vers les Business Angels ou vers les fonds de capital développement.
  • Le montant recherché : Tout comme votre niveau de maturité, le montant visé trie naturellement les fonds d’investissement vers qui vous allez vous tourner.  
  • Votre secteur d’activité : Tous les fonds d’investissement ne financent pas tous les secteurs, ils se spécialisent par domaine. Quand certains préfèrent les nouvelles technologies, d’autres s’orientent sur l’industrie 4.0 ou encore, la foodtech. 
  • Votre projet : La raison pour laquelle vous faites appel à un fonds d’investissement va également dépendre de votre utilisation desdits fonds. Des structures vous accompagneront mieux si vous voulez vous implanter à l’international, alors que d’autres seront plus efficaces dans l’univers de la tech. 

Quelles entreprises sont éligibles pour lever des fonds ?

Bonne nouvelle, tout le monde peut le faire ! Du moment où vous êtes enregistré auprès des autorités compétentes, vous pouvez déclencher une recherche de fonds. 

La distinction majeure entre une entreprise et une autre concerne sa maturité et son projet qui vont la pousser vers certains fonds plus que d’autres. Une très jeune entreprise qui veut tester son produit ne va pas s’adresser aux mêmes fonds qu’une PME en quête de développement ou d’internationalisation !

Attention, ce n’est pas parce qu’il n’y a pas de sélection à l’entrée que tout le monde peut réussir. Ne partez pas sans préparation ni sans objectif. Suivez chaque étape listée ci-dessous pour maximiser vos chances. 

Avant même de partir en quête, faites-vous aider par des experts du financement.

Quel est le bon moment pour faire une levée de fonds ? 

Il n’existe pas de moment idéal ou de phase clé pour réussir sa levée de fonds. Le moment de votre demande est surtout commandé par votre niveau de maturité. Si vous êtes au début de votre développement, vous viserez la série Seed, alors que si vous envisagez une introduction en Bourse, vous passerez directement en Série C. 

Les montants et acteurs sont bien évidemment différents selon les étapes. Faites-vous donc aider par un spécialiste pour vous y retrouver facilement.

La levée de fonds, les différentes “séries” :

Une « série » est un tour de table. Elle correspond au moment où vous cherchez des investisseurs. Chaque étape de votre propre développement se symbolise par une phase et s’accompagne d’une série correspondante. Découvrez les différentes “séries” et ce qu’elles encadrent. 

En phase early stage :

Pré-seed : phase la plus récemment qualifiée, elle représente un mix entre subventions et Love Money. Il n’existe pas de montant moyen puisque ces démarches ne sont pas relayées sur la place publique. L’entreprise en est au tout début, les statuts ne sont peut-être même pas créés. Elle a récolté cet argent afin de se payer des bureaux, d’intégrer un incubateur, de rémunérer ses fondateurs, de payer ses premiers prototypes… Pour les subventions, pensez aux fonds régionaux, aux concours et à Bpifrance avec sa Bourse French Tech. 

Seed : la série Seed correspond à première vraie levée de fonds. Elle va faire intervenir les Business Angels, les fonds d’amorçage et le dispositif FEI de Bpifrance pour un ticket compris entre 250 k€ et 700 k€. L’entreprise a trouvé ses premiers clients et a produit au moins un MVP (Minimum Viable Product). L’objectif du Seed est de valider le marché à plus grande échelle et de créer des tractions supplémentaires.

Seed + : un Seed + est simplement un Seed qui obtient un montant plus élevé. Il dépasse généralement les 750 k€. Il reste toutefois la première levée de fonds, d’où son nom.

Série A : la Série A comprend des montants entre 800 k€ et 3 M€ via des fonds de capital-risque. Son but ? Rendre le projet scalable (passer de start-up à scale-up), atteindre la rentabilité, conquérir le marché national et recruter. L’entreprise a déjà validé son Business Plan et bénéficie d’une certaine traction. 

En phase de développement :

Série B : on passe à la Série B, soit la série qui confirme la série A et qui marque les progrès importants de l’entreprise. La série B va servir à racheter la concurrence (build-up), à s’ouvrir à l’international ou à l’intégration verticale. Les montants très importants intéressent les fonds de développement.

Série C : la série C est généralement associée à l’introduction en Bourse. Ses montants varient de dizaines à des centaines de millions d’euros. L’entreprise cherche à se développer, accélérer ses actions et devenir leader de son marché. Les acteurs concernés sont les fonds spéculatifs et fonds de placement. C’est là que la petite entreprise peut se transformer en licorne. 

Les séries peuvent se poursuivre jusqu’à la série Z si besoin.

Bon à savoir : certaines opérations sont menées dans des séries +. Le + signifie simplement que le montant est plus élevé que la moyenne dans ce type de série. Pourquoi ne pas passer à la série suivante ? Parce qu’une série ne correspond pas qu’à un montant, mais également à un stade de développement de l’entreprise.

Les avantages de la levée de fonds

Quels que soient votre stade et la série que vous visez, une levée de fonds présente de solides avantages :

  • La levée de fonds renforce le capital de votre entreprise et sa trésorerie 
  • La levée de fonds assure une meilleure crédibilité et donc, une plus grande confiance de vos partenaires ;
  • Les fonds sont disponibles durablement contrairement aux crédits ;
  • La levée de fonds s’accompagne généralement d’un entourage expert et d’un écosystème riche ;
  • Votre endettement à moyen et long terme est plus sécurisé ;
  • La levée de fonds crée un effet de levier qui peut attirer d’autres types de participation. 

Les contraintes et inconvénients de la levée de fonds

La levée de fonds ne présente malheureusement pas que des avantages :

  • Son aspect dilutif diminue les bénéfices par actionnaire ;
  • La levée de fonds peut entraîner un changement des rapports de force entre les créateurs et les investisseurs ;
  • La levée de fonds engendre un contrôle de vos actions et décisions stratégiques  ;
  • Les divergences peuvent être plurielles : réalité du terrain vs retour sur investissement, horizon de temps différent, contraintes de liquidités divergentes, avis opposés ;
  • Si la valorisation se réalise tôt et est élevée, elle peut entraîner un risque de dilution importante sur le tour de table ultérieur.

Avant de vous lancer dans la levée de fonds, pesez bien le pour et le contre afin de savoir si cette solution de financement est la plus adéquate pour vous. Pour cela, faites-vous accompagner par un expert du financement. 

Les levées de fonds les plus remarquables 

Malgré la conjoncture économique, 2020 est déjà une année riche en levée de fonds ! Des jeunes entreprises aux structures plus installées et des plafonds de levée de fonds qui ont encore explosé. Voici les 5 plus belles levées de fonds de 2020 :

  1. EcoVadis : La startup spécialisée dans l’évaluation de la performance des entreprise dans le développement durable a réussi le plus beau tour de table de 2020 : 180 millions d’euros.
  2. Contentsquare : La startup française a frôlé le record detenu par EcoVadis ! En effet, Contentsquare, la jeune pousse spécialisée dans l’expérience utilisateur, a levé 173 millions d’euros auprès de KKR, Highland Europe et BpiFrance.
  3. ManoMano : Le spécialiste des produits bricolage et de jardinage a réussi une superbe levéed de fonds de 125 millions d’euros afin de poursuivre sa croissance sur le marché européen
  4. Back Market : Le site internet spécialisé dans la vente de produits technologiques reconditionnés à réussi à lever 110 millions d’euros auprès de Goldman Sachs et Daphni.
  5. Qonto : La néobanque BtoB a réalisé une levée de fonds de 104 millions d’euros ! Grâce à cette série C, la Fintech espère recruter une centaine de collaborateurs pour continuer sa croissance sur le marché européen.

Si vous souhaitez connaître les plus belle levée de fonds de 2019, nous vous proposons cet article.

Conclusion

Scale-up, LBO, série, pitch deck… Vous connaissez désormais le jargon de la levée de fonds. Mais surtout, vous avez un aperçu de ses acteurs, son fonctionnement et ses exigences. La question reste donc de savoir si le processus est fait pour vous, si vous préférez vous tourner vers d’autres solutions de financement ou si vous avez envie de cumuler plusieurs possibilités. Pour vous aider à y voir plus clair, FinKey vous accompagne et sélectionne pour vous les meilleures options.

Vous avez aimez ce sujet ? Dans ce cas, nous pouvons vous conseiller cet article qui porte sur une thématique similaire : Le clause vesting, de quoi s’agit-il ?

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